IRAN1 
Tracé 1ère partie Avant toutes choses, oublions les à priori négatifs sur l'Iran. Certes, c'est choquant de voir toutes les femmes voilées, souvent en noir lorsqu'elles sortent, mais le peuple Iranien est très accueillant, toujours prêt à rendre service, toujours envie de vous inviter. On pourrait dormir la porte ouverte sans aucune crainte. Nous avons l'impression qu'ils aiment beaucoup les français et font souvent référence à nos footballeurs vedettes et à Jacques Chirac. Nous nous sommes vite sentis à l'aise dans ce pays. Billet Iranien Obligation du port du foulard Nous avons passé la frontière iranienne en 2 heures. Une jeune Iranienne déléguée aux touristes m'a évité de me compliquer la vie en passant de bureaux en bureaux. Carnet de passage en douane pour le camping car, visas pour chacun de nous, il ne manquait que l'assurance. Un coup de téléphone et ce fut chose faite. Nous avons pris la route en direction du lac Ourmia. Nous avons trouvé un premier bivouac très rural en contrebas d'une petite route secondaire. Le camping car a été envahi de petites mouches qui se sont amusées à nous piquer une bonne partie de la nuit. Le lendemain matin, oh stupeur, le camping car avait les quatre roues dans la boue, une petite digue de drainage d'eau s'était ouverte. Je me suis retrouvé embourbé. Ca m'a coûté de creuser à la pelle, de mettre mes rails de désensablement et de la paille pour retrouver le sec. Et ouf, nous sommes ressortis du piège, tout cela sous les yeux éberlués des moutons et de quelques paysans iraniens !!! Nous avons fait une petite balade sur le Lac salé et nous avons rencontré trois jeunes dont un français et nous allons les revoir à Téhéran. Les filles au bord du lac salé Nous avons pris ensuite la route de Tabriz. Nous avons visité la mosquée bleue, le bazar où nous avons fait quelques achats et nous nous sommes rendus au Parc El Goli pour notre bivouac. Le parc est rempli de familles iraniennes qui viennent pique niquer et camper régulièrement. Nous y avons rencontré une famille qui nous a invité le lendemain à déjeuner chez elle.  Tabriz sa mosquée et son Bazar
Le lendemain nous sommes allés à Kandoven, la Cappadoce d'Iran en miniature. Un étrange phénomène géologique très localisé sur une toute petite colline. Kandoven, la Cappadoce iranienne Ensuite nous avons rejoint comme prévu la famille qui nous avait invité la veille. Nous avons été reçus comme des princes, il y avait toutes la famille (10 personnes) et nous avons passé une bonne partie de l'après midi à discuter sur la vie en Iran, les coutumes, le système gouvernemental, la nourriture et les endroits intéressants à visiter. Le père a allumé la télévision pour voir les informations et incroyable il y a eu un résumé sur l'étape du Tour de France de la veille. Nous avons déjeuné dans le salon sur un immense tapis des mets typiquement iraniens. C'était succulent. A la fin du repas tout le monde nous a raccompagné pour visiter le camping car et saluer notre départ. Chez les Mahmoodi
Puis nous avons repris la route en direction de la Mer Caspienne. Nous avons trouvé un bivouac en route en haut d'une colline et nous avons assisté à un magnifique coucher de soleil. Le paysage est vraiment somptueux avec des montagnes aux différentes couleurs. Couleurs splendides de ces montagnes Le lendemain, plus nous approchions de Astara et de la Mer Caspienne, plus nous voyons de familles iraniennes au bord des routes pour le traditionnel pique nique camping. Ils se posent n'importe où au bord de route, sur les terres pleins centraux, dans les fossés, sur les trottoirs en ville. C'est incroyable, il faut le voir pour le croire.  Pique nique et camping n'importe où
Nous avons recherché vainement une plage où Sarah aurait pu se baigner autrement que habillée. Impossible, il y avait toujours du monde. Donc, nous nous sommes finalement baignés et Sarah s'est baignée avec son foulard, un pantacourt et un haut à manches longues. Pas le choix... (J'épargnerai à Sarah la photo...)  Baignade dans une mer à 30° sous le regard de quelques femmes
Après une nuit dans un pseudo camping, où les iraniens s'agglutinent pour venir camper dans leur tente avec le barbecue et le tapis pour se poser, nous sommes allés à la station balnéaire de Bandar Anzali. Après une baignade, nous avons rejoint Mazuleh, petit village vieux de mille ans perché dans la montagne. Nous avons dormi sur place et le lendemain matin nous sommes allés nous promener dans le village. Il est très typique, ses maisons sont battis en escaliers et leurs toitures sont en fait les terrasses des maisons du dessus. Il y a de nombreuses petites boutiques où les gens vendent des poupées en laine, des petites chaussettes en laine, des couteaux et bien sûr des petits restaurants.  Mazuleh et ses maisons typiques
 Mazuleh et ses échoppes
Ensuite nous avons pris la route en direction de Rasch pour essayer d'y avoir une connexion Internet et y faire quelques courses. Quand ce fut chose faite et nous avons pris la route en direction de Soltaniyeh. Nous nous sommes arrêtés en haut d'une montagne à près de 2000 m d'altitude pour y passer un magnifique bivouac seuls au monde avec une vue splendide et de la fraîcheur.  Paysages sur la route de Soltaniyeh
 Jeunes femmes iraniennes
Soltaniyeh est un immense mausolée du sultan mongol Uldjatu Khudabendeh datant du début du 14ème siècle. Son dôme est le troisième plus grand au monde après la mosquée bleue d'Istanbul et la cathédrale St Paul à Londres, sa coupole culmine à 52m du sol et mesure 28m de diamètre.  Soltanaiyeh intérieur et extérieur
Le midi nous avons déjeuné dans une gargote près du mausolée. Nous y avons fait la connaissance d'un ex soldat iranien qui nous a expliqué sa captivité en Irak durant huit années. C'était atroce, mélange de tortures et de souffrances inexplicables et tout ceci il y a vingt ans. Nous en sommes ressortis tout bouleversés. Nous avons ensuite repris la route en direction de Téhéran pour y rejoindre nos amis Amir et Julien. Téhéran est une immense ville entourée de montagne côté nord. Amir, 28 ans, est iranien et a vécu 16 ans aux Etats-Unis et un an en France en Bretagne. C'est un artiste peintre et ces tableaux sont très diversifiés et très attrayants. Il commence à avoir une certaine renommé en Iran. Son amis français Julien était venu lui rendre visite pendant un mois pour visiter le pays. Les deux compères ont été très sympathiques avec nous. Nous avons passé deux agréables journées avec eux et toutes les explications de Amir sur son pays ont été riches d'enseignement pour nous. Notamment, la passation de pouvoir entre le Shah (et non chat...Humour...) d'Iran et les Ayattolahs qui gouvernent le pays au dessus du président en place. Les étrangers en visites dans le pays sont très bien accueillis car les iraniens portent un grand intérêt aux visiteurs étrangers et essaient de leur faciliter les choses. Nous avons visité le bazar ainsi que le musée national des joyaux de la couronne. Nous y avons vu le diamant le plus gros du monde, 182 carats, la couronne avec 3380 diamants et le trône du Shah avec 26733 pierres précieuses. Le clou du spectacle, pour nous, a été le globe terrestre de 40 kgs avec plus de 50000 pierres précieuses incrustées. Ce musée est extrèmement gardé et il y est impossible d'y faire la moindre photo. Dommage... Porte Azardi : Entrée de Téhéran  Bazar de Téhéran avec Julien
 Amir et Julien Dîner dans la propriété à la montagne
Amir nous a invité le second soir à aller dans sa maison de campagne dans la montagne qui surplombe Téhéran, c'était idyllique. Nous y avons passé la soirée et la nuit au calme et au frais. Le lendemain nous sommes allés faire une randonnée avec des petites poses baignades dans des réservoirs d'eau de source. Nous nous sommes sentis si bien dans ces hauteurs de Téhéran que nous avons décidé d'y passer une deuxième nuit. Amir et Julien devant repartir, nous y sommes resté seuls avec les familles d'ouvriers Afghans qui travaillent et vivent dans la propriété. Sans parler leur langue, nous avons pu échanger quelques phrases. Bien sûr leur gros problème en Afghanistan c'est Oussama Ben Laden et les Talibans. Ils ont été très sympathiques et nous ont offerts des fruits et du pain qu'ils fabriquent eux mêmes. Propriété de rêve au dessus de Téhéran  Petite randonnée agréable entrecoupée de baignades dans les réservoirs
La vue sur Téhéran la nuit Le lendemain matin, le départ de ce petit paradis a été très difficile. Les aurevoirs avec nos amis Afghans ont été chaleureux et nous avons repris la route. Nous sommes arrivée à Qom en début d'après midi, cette ville est un lieu de pèlerinage très prisé en Iran pour les Chiites. La ville est très coutumière et les femmes sont toutes drapées de noir. Le lieu de pèlerinage est le sanctuaire Hazrat e Fatemeh Masumeh. C'est une immense mosquée où viennent prier des milliers de musulmans. Normalement ce lieu est interdit d'accès aux non musulmans. Lorsque les gardiens nous ont vu à l'entrée, ils ont prêté un voile à Sarah et nous ont accordé le privilège de pouvoir pénétrer dans le lieu sacré. Un des gardien m'a ensuite accompagné à l'intérieur et a demandé à une femme d'emmener Sarah et les filles car la mosquée est séparée en deux, côté hommes et côté femmes. Quelle chance !! Cet endroit est impressionnant, l'homme m'a même permis une photo alors que c'est strictement défendu. Le dôme de la grande salle, plaqué de feuilles d'or à l'extérieur, est recouvert de faïences multicolores à l'intérieur avec des lustres en verre immenses. La salle sacrée des prières est recouverte de milliers de fragments de miroirs qui donnent à ce lieu une atmosphère irréelle. Les musulmans y prient à tout va et c'est assez surprenant cette croyance presque fanatique.  Hazrat e Fatemeh Mausumeh Tenue obligatoire pour Sarah
Intérieur de Hazrat e Fatemeh Mausumeh Ensuite nous avons repris la route pour aller bivouaquer à Kashan. Il n'y a que du désert entre les deux villes et la chaleur était accablante. Nous avons trouvé notre bivouac près du Fine Garden. Le lendemain nous avons passé toute la journée à Kashan. Nous avons visité le Fine Garden, véritable petit oasis avec ses bains, sa mosquée et surtout son jardin autour d'innombrables fontaines. Ensuite nous avons visité les vieilles maisons Qadjar datant de plus de 200 ans des riches commerçants de soie. Puis pour finir nous avons visité la mosquée et école Aqabozorg et les bains Sultan Amir Ahmad dont la toiture est fabuleuse avec toute ses coupoles en verre.  Fine Garden
Maison Khan e Tabatabei  Intérieur maison Khan e Tabatabei
Mosquée Agha Bozorg La vie à bord : Notre arrivée en Iran se déroule bien. Sarah doit porter le foulard en permanence excepté dans le camping car sauf si elle vient à côté de moi à l'avant. C'est un peu difficile avec la chaleur mais ça fait parti de la règle lorsqu'on veut visiter l'Iran. Fanny a encore perdu une dent et cette fois la petite souris iranienne lui a apporté un billet iranien. Océane boit de plus en plus facilement les biberons, c'est bon signe pour la fin du sevrage. Nous avons fait énormément de rencontres en Iran, que des iraniens d'ailleurs, tous aussi sympathiques les uns que les autres. Si nous le souhaitions, il n'y aurait pas une journée qui se passerait sans être invité à manger chez quelqu'un. Nous sommes obligés de refuser pour garder un peu de notre tranquillité en famille. La vraie chaleur est arrivée, nous passons des journées à 40° et la nuit ça ne descend guère sous les 30°. Heureusement les ventilateurs installés avant notre départ nous rafraîchissent et nous permettent de passer des nuits correctes.  Au bord du lac salé
Foulard obligatoire  Les filles observent les pompistes
 Fanny ramasse les coquillages Océane fait un petit bain de mer
 Cela endort d'endormir Océane
Denis avec ses amis Afghans  Fanny grandit
Les bivouacs : Pas de soucis en Iran pour le bivouac sauvage car les iraniens sont des adeptes du camping sous des tentes un peu partout. Nous ne sommes jamais ennuyés même en ville, les gens gardent leur distance et ne vous dérangent pas. Petit soucis, j'ai perdu une bavette et j'ai réussi à la refixer sans trop de problème. Sinon la bonne surprise est le prix du gaz oil moins de 2 Euros le plein (alors que ça nous coûtait 100 Euros en Turquie), c'est bon pour le budget. Pour le ravitaillement en eau pas de soucis, on en trouve un peu partout. Gros soucis en Iran, aucun distributeur n'accepte les cartes de crédit et il est difficile de changer les Euros ou les dollars car il y a très peu de banque qui accepte de le faire même à Téhéran.  Avant la Mer Caspienne
Au bord de plage à la Mer Caspienne  A Kashan près du Fine Garden
Prochain récit : Esfahan, Shiraz,Yazd et le golfe persique. |